La planète brûle !


Le chiffre. 187 114 incendies : c’est le nombre de feux relevés au même moment, le dimanche 8 août 2021, dans le monde. Aucune région du globe n’est épargnée. Un record qui dépasse de 50 000 incendies le précédent enregistré le 9 septembre 2020.


Le constat. « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs », disait avec justesse Jacques Chirac lors du IVe sommet de la Terre en 2002. Sauf qu’aujourd’hui, il nous est impossible de regarder ailleurs tant l’incendie est planétaire. Les observations de la Nasa, rendues possibles (et visibles par tous) grâce au satellite NOAA-20, permettent de détecter chaque jour, en temps réel, la totalité des foyers d’incendies partout sur Terre. Le constat est terrible : tous les continents sont touchés et de manière tragique pour certains.


Le 12 août 2021, plus de 180 000 incendies brûlaient sur la planète en même temps.

@Firm/NASA



La proposition. Si 95% des incendies sont dus à l’homme et à ses négligences souvent coupables, leur multiplication est très largement facilitée par le dérèglement climatique avec ses conséquences directes : assèchement de la végétation, baisse des précipitations et vide progressif des nappes phréatiques. Ce nouveau record souligne l’urgence à agir sur ce dérèglement climatique avec des ambitions plus élevées que celles fixées par l’Accord de Paris, à savoir maintenir l'augmentation de la température mondiale à un niveau inférieur à 2 degrés.

Il y a urgence, pour cela, à engager enfin une politique de l’énergie qui permette de s’affranchir à la fois du pétrole et du charbon qui restent deux sources essentielles de nos émissions de gaz à effet de serre.


Elle doit s’engager résolument dans le développement des énergies renouvelables (photovoltaïque, géothermie, biomasse, hydrogène…) tout en conservant le nucléaire dont on ne peut pas se passer. Nous l’avions engagée avec le Grenelle de l’environnement en 2008/2010. Depuis, rien ou presque ne s’est passé. Plus de 10 ans perdus par les deux présidents Hollande et Macron. Pourtant, nous avons tous les atouts pour le faire. Il y faut juste la volonté politique.