Coup de coeur




Coup de cœur pour une grande dame de la chanson française : Françoise Hardy.


Voyez-vous, j’ai eu la chance de rencontrer un certain nombre d’artistes. Je n’ai jamais rencontré Françoise Hardy.


Et pourtant, chère Françoise, je vous connais depuis tout petit.


Vous êtes entrée naturellement dans mon monde d’enfant. En toute discrétion. Et vous n’en êtes plus sortie. Avec d’autres, Michel Polnareff par exemple. Au fond, La Maison où vous avez grandi, c’est un peu la mienne.


De ces artistes que l’on aime, on les pense éternels.


Mais vous, avec l’élégance que l’on vous connaît, vous venez de nous dire, ces derniers jours, et je vous cite :

« Je ne peux pas rester comme ça en attendant que la mort arrive, parce que je ne peux plus vivre. Je n’ai pas peur de mourir mais j’ai très peur de souffrir. »


En quelques mots, vous nous avez dit l’essentiel. Vous nous avez dit toute votre humanité ; et la nôtre aussi.


C’est un combat digne que vous menez-là. Vous dites : lorsque je l’aurai décidé, laissez-moi partir.


Parce que l’on vous aime, on voudrait vous retenir. Pour encore un Premier bonheur du jour ou bien un Rendez-vous d’automne.

Mais parce que l’on vous aime, on voudrait aussi vous aider à ne pas souffrir.


Au-delà, en disant cela, voilà que vous apprivoisez l’horrible Septième sceau. Vous levez le tabou de la mort. Comme un apaisement, comme un détachement. Peut-être une lueur de sagesse dans un monde fou.


Alors voilà, chère Françoise Hardy, je ne sais pas Comment te dire adieu. Mais ce que je sais, c’est que les artistes sont éternels.