Lettre du peuple de France à ceux qui la gouvernent - 18/12/2015



Je suis en colère.

Colère non pas contre ceux qui votent FN. Mais colère contre vous qui les abusez et contre vous qui nous gouvernez.

Qu'avez-vous fait de la France que j'aime ? Vous présidez à son déclin ; vous l'avez abimée, vous êtes en train de la tuer.

Vous en appelez à Jeanne d'Arc, de Gaulle ou Jaurès. Vous ne les connaissez pas. Vous me faites honte. Vous n'avez pas le droit. Ils furent notre honneur. Vous n'êtes que médiocrité. Ils étaient l'incarnation du peuple. Le peuple, vous vous en foutez. Vous n'êtes qu'arrogance, aveuglement et lâcheté. Et moi, je suis votre complice et j'en ai assez.

Je vous dis merde ! Vous comprenez ?

Moi qui vous ai fait roi, que m'avez-vous donné ?

Alors que l'on me disait meilleur ouvrier au monde -et j'en étais fier- vous avez sacrifié mes emplois. Vous ne faites qu'en parler quand 2 millions de mes jeunes enfants sont désœuvrés.

Vous avez dépensé à tout va sans compter. Vous m'avez endetté et je vais devoir payer. Je le sais.

J'ai peur pour mes enfants à la nuit tombée.

Vous avez bousillé mes terroirs, mes paysages et même jusqu'à menacer mon climat ; ça n'a pas semblé trop vous inquiéter.

Et quand je vous crie que je ne veux plus d'une immigration incontrôlée, vous me diabolisez.

Mais qui êtes-vous pour m'insulter ? Moi qui ai sacrifié tant de mes enfants par le passé. Moi qui me suis battu pour notre liberté, pour VOTRE liberté. Moi qui ai engendré tant de talents et créé tant de beauté !

J'en ai marre des leçons de morale à deux balles de votre gauche incurable, comme j'en ai marre des petits renoncements hypocrites de votre droite autruchienne. Et je ne fais que semblant de croire aux sirènes des populistes. Je ne veux pas de cette aventure. Je suis plus mature que vous ne le croyez.

Mais attention ; si vous ne comprenez pas, ça va mal se passer.

Je suis tolérant mais je peux être violent. Souvenez-vous-en.

Vous avez peur ? Non ? Vous devriez.

Je vais -peut-être- vous donner une dernière chance.

Mais à une condition : virez tous ceux qui m'emmerdent depuis si longtemps.

Puisque vous n'avez pas respecté la confiance que je vous ai donnée, ayez la décence de vous retirer. Pour moi, pour la France que vous prétendez aimer.

Renouvelez. Reconstruisez et Retrouvez en vous l'étincelle qui vous a quittés.

Et je vous pardonnerai.

Car la colère que j'exprime n'est que la face cachée d'une attente plus sublime. Celle d'une France retrouvée, celle du réveil de ma fierté.

Je sais ce que vous ne voyez pas. Je suis plus clairvoyant que vous qui vous prétendez si intelligents.

Je sais que le temps du redressement approche. Il exige la rupture. Il exige de FAIRE.

Je sais que celui qui le portera n'aura pas d'autre choix.

Je lui dis : "Je t'attends. Ne me déçois pas".

Signé : Pour le peuple, un modeste député"