Le gouvernement le plus cher de la Ve République


Le chiffre. 160 millions d’euros : c’est ce que coûte aux contribuables, en 2021, le fonctionnement du gouvernement Castex qui détient le titre peu glorieux de « gouvernement le plus cher de la Ve République ».

Le constat. L’inflation gagne aussi les plus hautes sphères de l’État. C’est en tous les cas ce que révèle une étude publiée mi-octobre et réalisée par René Dosière, ex-député PS et président de l'Observatoire de l'éthique publique. Selon cette étude, 559 conseillers ministériels étaient recensés au 1er août 2021 alors que le précédent gouvernement en comptait 313. Soit une hausse de 79 %. Toujours plus de ministres (42 contre 34 avec Édouard Philippe), toujours plus de conseillers ( 559 contre 313) et toujours plus d’effectifs de cabinets ministériels (2793 contre 2338) Résultat logique des courses : toujours plus de dépenses publiques ! Avec ce nombre record de conseillers, le gouvernement actuel est le plus cher depuis 1958 même si la rémunération moyenne des membres de cabinet a baissé, restant néanmoins « élevée » à 8.225 euros brut par mois.

La proposition. Encore une promesse qui n’a pas été tenue. Emmanuel Macron s’était engagé à réduire la taille des cabinets ministériels et à avoir un gouvernement resserré. C’est raté ! Et malheureusement, c’est assez classique. Tous les candidats en campagne promettent, s’ils sont élus, d’avoir moins de ministres et moins de collaborateurs de ministres, puis en cours de mandat, toutes ces bonnes résolutions s’envolent. Et, je le redis, il faut faire des économies aujourd’hui, y compris bien sûr dans les hautes sphères de l’État. Le Léviathan de l’État continue de grossir, il est est trop lourd, trop pléthorique, trop déconnecté des réalités du terrain, trop centralisé. Et trop coûteux pour les contribuables. Et puis, d’un point de vue opérationnel, ça ne marche pas. Tout le monde a pu le constater sur le sujet de la vaccination qui a été prise en charge à bras-le-corps, et très efficacement, par tous les maires de France. Il est temps que les ministres s'appuient sur des fonctionnaires en prise directe avec la réalité du quotidien plutôt que sur des collaborateurs qui en sont totalement éloignés.