La chronique du lundi : la biodiversité





Le chiffre : 187 ! Il s’agit du nombre d’espèces sauvages qui ont

disparu et ce, en France, et en seulement treize ans. Tel est le terrible

constat que le très sérieux Office français de la biodiversité vient

récemment de publier au terme d’une étude très détaillée.

Le constat : Il est accablant et nourrit dans nos esprits la sombre idée

d’une dégradation aussi silencieuse qu’inexorable. Et l’Office

d’ajouter, comme pour en confirmer le scénario que, sur 14000

espèces passées au peigne fin, 20% sont menacées de disparition à

leur tour dans un avenir proche. Le bilan comme la perspective sont

d’autant plus accablants que la France, grâce notamment à ses outre-

mer, abrite l’une des ressources les plus riches de la biodiversité

mondiale.

Avant qu’il ne soit trop tard

La proposition : Inverser la tendance au plus vite si l’on veut que nos

enfants, petits enfants et leurs descendants connaissent encore le

formidable bonheur d’entendre le chant de certains oiseaux, de se

baigner avec des poissons ou encore de jouer avec les papillons.

Pour cela, faire une priorité nationale de la préservation de la

biodiversité, je dirais même, du respect de l’éblouissante diversité de

la vie planétaire. Cela n’a jamais été le cas par le passé malgré des

intentions louables et des actions positives mais insuffisantes. 

Cette priorité doit agir au cœur des causes principales de l’érosion de

la biodiversité :


En réformant en profondeur le code l’urbanisme pour mettre

un terme au mitage de nos territoires ruraux et à une extension

urbaine non maîtrisée,

En révisant nos programmes d’infrastructures avec un

moratoire sur toute nouvelle construction d’autoroute,

En aidant nos agriculteurs à poursuivre leurs efforts de

réduction des pesticides et en interdisant, sauf exceptions, les

pesticides pour les jardins des particuliers,

En faisant de la France le porte-drapeau de ce combat mondial

par la création et la mise en œuvre d’une « diplomatie verte »

liant aide au développement et préservation de la biodiversité

et plaçant le sujet au cœur des négociations multilatérales.

Avant qu’il ne soit trop tard.